La cartomancie



Depuis quand ?

La cartomancie est l art de la divination par les cartes à jouer.
Moins ancienne que l’astrologie, l’origine de cet art divinatoire remonte aux civilisations de l’antiquité.
Certaines études font mention de l’existence de jeux de cartes, utilisé pour la divination chez certains peuples de l antiquité plus particulièrement d’Egypte ou de Grèce. Puis cette science se serait répandue autour du bassin méditerranéen par les populations de tziganes et de gitans.
Aux XII siècle certains documents font état de jeux de cartes divinatoires dans les bagages des templiers rentrant de croisades en terre sainte. Entre 1200 et 1350 différents documents mentionnent la présence de tels jeux de cartes en Angleterre, en Allemagne, en Espagne et surtout en France. Au XVIII siècle des cartomanciens deviendront célèbre et certains seront même utilisé par les gouvernent mais l’église reste toujours réservés vis avis de ce que ses représentants appellent « l’invention du diable. » C’est au milieu du XX siècle que cette science sera véritablement validée et accepté grâce aux travaux de cartomanciens célèbres comme l’écrivain Gérard Encausse , Oswald Wirth et Paul Marteau Au cours des siècles et suivant les pays les cartes prirent différentes apparences comme les têtes couronnées d’orient, les membres royales, les saisons et les mois de l’année, la famille, des scènes de bataille, l’astronomie etc.…. Il semblerait que la plupart des jeux connus soient originaire de France et si certains d’entre eux ont été utilisés comme divertissement ou pour jouer de l’argent d’autres furent utilisés comme support pour la divination……

POURQUOI ?

La cartomancie permet de prévenir, d’apporter des réponses, d’aider à mieux se connaitre et à mieux comprendre les autres.

Les cartes n’ont pas la vocation d’influencer les événements, il est destiné à prévenir le consultant. Celui-ci en toute connaissance de cause et avec son libre arbitre, restera responsable de son avenir !

« L’avenir est toujours plus favorable à ceux qui vivent au présent et qui croient au futur »

COMMENT ?
La cartomancie est un grand art qui nécessite non seulement une connaissance précise des cartes et de leurs images ainsi que des différentes façons de faire un jeu mais aussi une grande intuition et de l'expérience. Seulement ainsi, le cartomancien peut interpréter correctement les cartes.

INTERPRETATION

Les carreaux sont plutôt liés à l’activité, à la vie matérielle, aux projets, à la vie professionnelle et aux loisirs.
Saison correspondante : Printemps
Signes astrologiques correspondants sont les signes d’air : Verseau, gémeaux, balance


Les cœurs sont liés aux sentiments, à l’amour, à l’amitié, à la famille, au monde des émotions, aux passions et au romantisme.
Saison correspondante : Automne
Signes astrologiques correspondants sont les signes d’eau : Poisson, Cancer, Scorpion


Les trèfles référent aux richesses matérielles, au patrimoine, au statut social, à la propriété, aux investissements et affaires d’argent…
Saison correspondante : Eté
Signes astrologiques correspondants sont les signes de feu : Bélier, Lion, Sagittaire


Les piques sont liés aux préoccupations intellectuelles, aux luttes en général et aux affrontements de toute sorte, aux changements profond, à la maladie, aux ruptures, aux souffrances, au danger et à la mort.
Saison correspondante : Hiver
Signes astrologiques correspondants sont les signes de terre : Taureau, vierge, capricorne

Certains cartomanciens très célèbres créèrent leurs propres jeux :

Marie-Anne Le Normand, connue sous le nom de "Mademoiselle Lenormand" : ,
est certainement la voyante la plus célèbre des temps modernes. Sa renommé provient surtout d'un jeu de caractère: en effet, ses écrits dans lesquels elle se vante de rencontres prestigieuses ont été largement oubliés. Elle y prétend avoir accueilli de célèbres visiteurs, notamment le comte de Provence (futur Louis XVIII), Fouché, Camille Desmoulins, Robespierre. Sa vraie notoriété est liée aux personnages de l'Empire qui l'ont consultée: Tallyrand, Bonaparte, l'impératrice Joséphine, madame de Staël, Talma et même Metternich. Mademoiselle Lenormand n'a laissé ni méthode pratique. Et pourtant sa réputation de cartomancienne est telle qu'elle franchit les frontières. En Allemagne, un petit jeu de société de 36 cartes est même créé et prend le nom de "Petit Lenormand". Son immense postérité serait peut-être due, tout simplement, à son sens très moderne de la "communication"!

L'histoire de l'Oracle Belline est pour le moins originale :
Il fût élaboré et utilisé par un célèbre voyant du nom d'Edmond Billaudot (1829- 1881) disciple de Mademoiselle Lenormand qui officiait dans les Années 1845. En son temps il prédit l'exil à Victor Hugo et le succès littéraire à Alexandre Dumas. Il échappa de justesse à l'oubli grâce à une consultante du voyant Belline (connu dans les années 1950). Celle-ci, que son âge avait rendu désireuse de se retirer à la campagne proposa à Belline des documents susceptibles de l'intéresser. Parmi ces documents figurait un jeu de tarot qui enthousiasma immédiatement Belline. Il lui brûla littéralement les mains. Il étudia longuement les cartes et les notes d'Edmond ; il enrichi l'interprétation et la méthode de tirage. Il accepta de faire reproduire les cartes pour poursuivre l'œuvre d'Edmond. Le jeu est extrêmement magnétique et positif et permet à son détenteur d'en tirer la lumière bénéfique. Les cartes de l'Oracle de Belline sont liées à l'astrologie Cet oracle comprend 52 cartes auquel s'ajoute 1 carte "bleue" (sorte de talisman, protection). Sur chaque carte figure le symbolisme de 7 planètes fondamentales, l'oracle se divise en 7 groupes de 7 lames, soit 49 cartes + 3 lames sans référence planétaire (la clef, l'image de l'homme et de la femme). On doit cette œuvre au voyant Edmond en 1865. Il fut ensuite découvert par le voyant Belline qui réactualisa sont utilisation. Il est aujourd'hui un des oracles les plus populaires.

L’ancien Tarot de Marseille :
Edité par Grimaud à été réalisé par Paul Marteau vers 1930, c’est la version la plus courante actuellement du Tarot de Marseille. Ces couleurs vives, les symboles, les attitudes, les postures, les accessoires sont l objet d’une abondante littérature et représentent un ensemble codé qui permet de dégager des significations générales ; chacun peut ensuite selon son approche (divinatoire, psychologique, ésotérique, spirituelle) trouver une vibration plus personnelle …

Tarot Zen :
Conçu par le dessinateur Ma Deva Padma, également créateur de l’oracle TAO, le tarot zen d’Osho à la même structure que d’autres tarots traditionnels c'est-à-dire qu’il est composé d’un de jeu de 78 lames. Malgré sa ressemblance avec un tarot classique il s’agit d’un tarot plus contemporain. En effet le tarot zen d’Osho s’appuie sur le discernement du zen, une forme de bouddhisme mahayana qui préconise la méditation source profonde d’inspiration et de connaissance de soi et le lâcher prise sur les événements extérieur perturbateurs qui peuvent nuire inconscient. Avec cette démarche, il nous aide à rassembler toute notre attention afin d’arriver à un épanouissement intérieur…

Le tarot de THOTH "Miroir de l''Ame."
Ce jeu a été dessiné par Lady Frieda Harris, sous la direction du fameux occultiste Aleister Crowley (1875-1947). Bien que Lady Harris ne sut que très peu sur les tarots et leur symbolique, elle intégra avec grande sensibilité toutes les finesses dans les peintures. De nombreuses cartes furent peintes en plus d'une version, avant qu'une trouvât l'approbation de Crowley. Plus de cinq ans passèrent avant que toutes les cartes fussent accomplies. Ce tarot fût publié pour la première fois en 1969, après le décès de Crowley ainsi que de Lady Harris. Les peintures originales de Crowley se trouvent actuellement à l'institut Warburg, université de Londres. Crowley croyait que les atouts du tarot, ou Atus de Tahuti, comprenait un système complet d'hiéroglyphes, qui représentaient la totalité des énergies de l'univers. Il a recherché à reconstruire les atouts grâce à une combinaison de l'astrologie et de l'Arbre de Vie avec dix sephiroth et les vingt-deux voies de liaison.


"Les images des cartes de tarot sont un miroir des images de notre âme. Plus nous les regardons avec attention et plus nous en apprenons sur nous-mêmes et sur notre vie." Ziegler G.


NOSTRADAMUS:
De son vrai nom, Michel de NotreDame est né le 14 décembre 1503 à Saint-Rémy de Provence et est mort le 2 juillet 1566.C’était un médecin et apothicaire français. Il Pratiquait l'astrologie comme tous ses confrères de l'époque de la Renaissance. Il est surtout connu pour ses prédictions sur la marche future du monde. Ses parents sont Jaume de Nostredame et Reynière de Saint-Rémy. C’est son arrière grand-père maternel, Jean de Saint-Rémy, ancien médecin et trésorier de Saint-Rémy, qui lui aurait transmis en 1506 les rudiments des mathématiques et des lettres selon ses propres témoignages. Cependant, il n’existe aucune trace notariée capable de confirmer ses dires. vieux personnage disparait en1504.En ce qui concerne ses études, il partira très jeune à Avignon pour y obtenir son diplôme de arts. On l’a remarqué pour sa mémoire presque divine et son caractère enjoué, presque moqueur. Ses camarades de classes l'auraient surnommé « le jeune astrologue », parce « qu'il leur signalait et leur expliquait les phénomènes célestes », qui étaient alors encore mystérieux pour la plupart d’entre eux.Il devra quitter l'université un an seulement après car la peste arrive cers la fin de l’année 1520. Neuf ans plus tard, en 1529, malgré avoir exercé la profession d’apothicaire, il s'inscrit à la Faculté de Montpellier pour y obtenir son doctorat en médecine. C’est le début de la reconnaissance pour lui grâce aux remèdes qu'il a mis au point en tant qu'apothicaire, dont les fameuses « boules de senteur ».Mais il sera bientôt expulsé pour avoir exercé ce métier « manuel », formellement interdit par les statuts de la faculté. Toutefois, il s’établira à Agen vers 1533 par la biais de la médecine de soins à domicile. Il y rencontrera Jules César Scaliger, célèbre érudit de la Renaissance. Après la mort de sa première femme, Nostradamus se remit à voyager pour finir Bordeaux, vers l'an 1539.Nostradamus accomplit de 1540 à 1545 un tour de France qui l'amène à rencontrer de nombreuses personnes toutes aussi importantes les unes que les autres : personnalités, savants et médecins. Ici se termine le cycle de déplacements de Nostradamus qui l'a mené finalement, après sa thèse au Nord-est de la France. Nostradamus atteint la quarantaine en 1543.Il commence alors à nouveau une seconde phase de voyages qui va le rapprocher de la Provence et le pousser vers l'Italie, berceau de la Renaissance. En 1544, Nostradamus aurait eu l'occasion d'étudier la peste à Marseille sous la direction, a-t-il dit, d'un « autre Hippocrate, le médecin Louis Serres »Puis, il est «appelé par ceux d'Aix en corps de communauté pour venir dans leur ville traiter les malades de la contagion dont elle est affligée. C'était en l'année mil cinq cent quarante six» On le vit ensuite à Lyon en 1547 où il s'opposera au médecin lyonnais Sarrazin. Il finit par prendre place à Arles où il met au point un médicament à base de plantes, capable, selon lui, de prévenir la peste. En 1546, il l'expérimente à Aix lors d'une terrible épidémie : son remède semble efficace comme prophylactique. Le 11 novembre 1547, il épouse en secondes noces Anne Ponsard, une jeune veuve de Salon-de-Provence, alors appelé Salon-de-Craux. Le couple occupe la maison qui abrite aujourd'hui le Musée Nostradamus. Il aura six enfants, dont trois filles et trois garçons ; l'aîné, César, deviendra consul de Salon, historien, biographe de son père, peintre et poète.De 1547 à 1549, il voyage en Italie.Une rencontre à Milan en 1549 le mène à publier en France en 1552 son Traité des confitures et fardements. En 1550 il rédigé son premier « almanach » populaire – une collection de prédictions dites astrologiques pour l’année, incorporant un calendrier et d’autres informations en style énigmatique et polyglotte. Dès cette date, Michel de Nostredame signe ses quatrains du nom de Nostradamus.En 1555, installé à Salon-de-Provence, il publie des prédictions perpétuelles dans un ouvrage de plus grande envergure. Presque sans dates ciblées, il est publié par l’imprimeur lyonnais Macé Bonhomme. Ce sont les Prophéties, l'ouvrage qui fait l'essentiel de sa gloire auprès de la postérité.Sa renommée est telle qu'il devient l'un des astrologues attitrés de Catherine de Médicis, qui l'appelle à la cour et le fera nommer médecin et conseiller du roi Charles IX en 1564. Puis, il repart à Salon, où Charles IX, puis Henri de Navarre (le futur Henri IV) vont lui rendre visite. Il mourut le 2 juillet 1566 à Salon-de-Provence d'un œdème dit cardio-pulmonaire. Son corps repose en l'église Saint Laurent à Salon-de-Provence.

LENORMAND (MLLE) ANNE-MARIE ADÉLAÏDE, (1772-1843), LA DEVINERESSE LA PLUS CÉLÈBRE DE L'ÉPOQUE:
Fille d'un marchand drapier, elle naît à Alençon (Orne), le 27 mai 1772
Elle est élevée au couvent des Bénédictines jusqu'en 1780, puis à celui de la Visitation, où elle apprend les langues mortes et vivantes, le dessin, la peinture et la musique. Elle racontera plus tard qu'elle prédisait déjà l'avenir à ses jeunes compagnes.
Devenue orpheline, sans ressources, elle est apprentie chez une couturière d'Alençon, puis caissière dans une boutique de lingerie. Attirée par Paris, elle vient dans la capitale à la veille de la Révolution. Après avoir travaillé chez un marchand de tissus, elle devient lectrice chez le comte d'Amerval de la Saussotte. En 1789, elle prédit des « changements dans la constitution du clergé et la fermeture des couvents », ce qui, compte tenu des circonstances politiques, n'avait rien de vraiment prémonitoire.
En 1790, Mlle Lenormand se rend à Londres, pour consulter le célèbre docteur Gall (1758-1828, l'inventeur de la phrénologie). Celui-ci, après lui avoir palpé longuement le crâne, se serait écrié : « La bosse ! Vous possédez la bosse de la divination. Vous serez la plus grande sibylle d'Europe ! ».
Revenue à Paris, elle rencontre deux personnes qui vont orienter son avenir :
la citoyenne Louise Françoise Gilbert, tireuse de cartes (elle lui apprend le métier)
et un nommé Flammermont, garçon boulanger.
Dès lors, elle renonce à son emploi de lectrice, s'associe avec eux et s'installe rue de Tournon (Paris, 6e) Le cabinet de la devineresse prospère très rapidement Ses dons de voyance (ou de pénétration psychologique) la rendent célèbre. Hébert, Camille Desmoulin, Danton, Barère, Marat, Saint-Just et Robespierre viennent la consulter. Elle meurt, le 25 juin 1843, à 71 ans, à la suite d'une crise cardiaque (sa prédiction de mourir à 115 ans ne s'était pas réalisée).
Ses obsèques sont célébrées le 27 juin 1843. Une foule immense se pressait aux portes de Saint-Jacques-du-Haut-Pas.


MARCEL BELLINE :
Surnommé le ''Prince des voyants'' Marcel Belline reste sans conteste l'un des plus grands médiums du XXème siècle. Né en 1924, issu d'une famille bourgeoise, il se passionnera dès son plus jeune âge pour l'histoire. Une passion pour les évènements et les objets ayant survécu à l'érosion du temps qui feront de lui un véritable amateur d'antiquité. Du haut de ses seize ans, ses études secondaires terminées, Marcel Belline décide de se lancer dans une carrière tournée vers le négoce des objets d'art. C'était sans compter sans les facéties du Destin... Le jeune Marcel Belline toujours en quête de l'objet rare découvre un jour dans un grenier un ''Essai de Chiromancie moderne'', un ouvrage signé Jean des Vignes Rouges. Le Destin lui indique alors un nouveau chemin, une route jalonnée d'expériences extraordinaires, celle ''d'un voyant à la recherche du temps futur''.Sa véritable vocation est née ! Marcel Belline devient en l'espace de quelques mois un réel spécialiste de l'interprétation des lignes de la main. Qualifié de '' Bonimenteur de foire '' par son père, Marcel Belline ne cède pas à la pression familiale et poursuit ses recherches en matière d'arts divinatoires. Chiromancie, Numérologie, Tarologie, Graphologie, Astrologie... Marcel Belline ne cesse d'approfondir ses connaissances. Et le Destin n'a pas dit son dernier mot... Son commerce est fleurissant, l'homme est épanoui jusqu'à ce qu'une mauvaise grippe l'oblige à rejoindre un centre de soins situé au coeur des Alpes. Son état de santé inquiète les médecins, Marcel Belline est entre la vie et la mort mais une petite lumière intérieure va donner un nouveau sens à sa vie et lui permettre d'échapper à une fin tragique. Marcel Belline sait qu'il va triompher du combat qui l'oppose à la maladie, s'agit-il de sa première prémonition ? C'est en tout cas un tout autre événement qui lui fera prendre conscience de son sixième sens. Allongé sur son lit d' hôpital, Marcel Belline se laisse envahir par une vision : un patient proche de sa chambre semble en proie à de fortes douleurs, il ne reconnaît pas le visage de cet homme. ''Un réflexe incontrôlable'' le pousse alors à alerter les infirmiers... L'avenir lui prouvera qu'il ne s'était pas trompé, ce patient dont il ne savait rien jusqu'à cette injonction souffrait d'une '' occlusion intestinale '', sa vie sans son intervention aurait pu basculer. Marcel Belline avouera avoir mis du temps à accepter ses perceptions. De rejet en rejet, il finira par le faire après le décès de son père En 1955, il ouvre son cabinet dans un petit immeuble situé 45 rue Fontaine dans l’IXème arrondissement. Lieu ou vécut Mathias Villiers de l'Isle Adam '' un génie visionnaire'' comme le rappelle Pierre-Georges Castex dans la biographie du Grand-Maître de l'ordre de Rhodes. Hasard, coïncidence ou signe du Destin ?